Proposition de loi ordinaire · 16e législature
Reconnaissance de la discrimination capillaire
Reconnaître et sanctionner la discrimination capillaire
✅ Adopté
En bref
Le texte étend la notion de discrimination fondée sur le « physique » aux caractéristiques capillaires (couleur, longueur, texture, coupe) dans la fonction publique, le secteur privé, le travail et la Polynésie française.
Les grands axes
- •Insère une mention expresse dans le code général de la fonction publique (article L. 131-1) complétant le terme « physique » par une énumération des caractéristiques capillaires : coupe, couleur, longueur ou texture des cheveux
- •Modifie l'article 225-1 du code pénal pour ajouter, dans les deux alinéas, après le mot « physique », la formulation « notamment la coupe, la couleur, la longueur ou la texture de leurs cheveux »
- •Modifie le code du travail : à l'article L. 1132-1 et au 3° de l'article L. 1321-3, en ajoutant après « physique » la mention « notamment la coupe, la couleur, la longueur ou la texture de leurs cheveux »
- •Modifie l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005 (Polynésie française) au deuxième alinéa, en insérant après le mot « physique » la même formulation sur les caractéristiques capillaires
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Dans la fonction publique La proposition insère une mention expresse dans le code général de la fonction publique. Le terme « physique » est complété par une énumération des caractéristiques capillaires : la coupe, la couleur, la longueur ou la texture des cheveux. Cette disposition s'applique aux agents relevant de ce code, leur offrant une protection spécifique contre les discriminations fondées sur leur apparence capillaire dans l'administration publique.
Dans le code pénal Deux modifications sont apportées à l'article 225-1 du code pénal. Dans un premier alinéa, après le mot « physique », les termes « notamment la coupe, la couleur, la longueur ou la texture de leurs cheveux » sont insérés. Dans un second alinéa, la même formulation est ajoutée. Ces modifications étendent la définition des discriminations pénalement répréhensibles pour y inclure les caractéristiques liées aux cheveux, tant dans le contexte des discriminations directes que celles résultant d'une distinction, exclusion ou restriction fondée sur ces critères.
Dans le code du travail Le code du travail fait l'objet de deux modifications distinctes. D'une part, à l'article L. 1132-1, la mention « notamment la coupe, la couleur, la longueur ou la texture de leurs cheveux » est ajoutée après le mot « physique ». D'autre part, au 3° de l'article L. 1321-3, la même formulation est insérée après « physique ». Ces dispositions élargissent le champ de la lutte contre les discriminations dans le monde du travail, couvrant tant les relations individuelles de travail que les aspects collectifs ou réglementaires.
En Polynésie française Une modification est prévue dans l'ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005 portant statut général des fonctionnaires des communes et des groupements de communes de la Polynésie française. Au deuxième alinéa de cet article, après le mot « physique », les termes « notamment la coupe, la couleur, la longueur ou la texture de leurs cheveux » sont insérés. Cette extension s'applique aux fonctionnaires relevant du statut particulier de la Polynésie française, assurant une cohérence avec les dispositions nationales.
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Source officielleLe dossier sur assemblee-nationale.frA voté contre son groupeEmmanuel PellerinRenaissance (RE) · voir son parcoursVoté à la même périodeProposition de loi visant à favoriser le réemploi des véhicules, au service des mobilités durables et solidaires sur les territoiresVoté à la même périodeOuvrir le dispositif de réduction d’activité progressive aux moniteurs de ski stagiaires