Allonger la durée de l’ordonnance de protection et à créer l’ordonnance provisoire de protection immédiate
Allonger la durée de l’ordonnance de protection et à créer l’ordonnance provisoire de protection immédiate
Le texte prolonge la durée des ordonnances de protection de 6 à 12 mois et crée une nouvelle ordonnance provisoire de protection immédiate délivrée par le juge aux affaires familiales sous 24h en cas de danger grave et imminent, avec des sanctions pénales renforcées en cas de non-respect.
- •Prolonger la durée des ordonnances de protection de 6 à 12 mois
- •Créer une ordonnance provisoire de protection immédiate délivrée sous 24h par le juge aux affaires familiales
- •Permettre l'ordonnance provisoire même si la personne en danger ne le demande pas, avec son accord et sur proposition du ministère public
- •Rendre le non-respect de l'ordonnance provisoire une infraction pénale passible de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende
- •Étendre le dispositif aux départements, régions et collectivités d'outre-mer
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Le texte modifie le code civil et le code pénal pour renforcer la protection des victimes de violences intrafamiliales. Il prévoit d’allonger la durée de l’ordonnance de protection de six à douze mois et d’instaurer une nouvelle mesure d’urgence : l’ordonnance provisoire de protection immédiate, délivrée sous 24 heures. Une infraction pénale est créée pour le non-respect de cette nouvelle mesure, avec des sanctions renforcées.
Durée de l’ordonnance de protection
L’article premier de la proposition de loi modifie l’article 515‑12 du code civil. La durée maximale de l’ordonnance de protection passe de six à douze mois. Cette extension s’applique à l’ensemble du territoire, incluant les départements, régions et collectivités d’outre‑mer, comme l’indique l’article 3 du texte.
Création de l’ordonnance provisoire de protection immédiate
Le même article 1er insère un nouvel article 515‑13‑1 dans le code civil. Cette mesure permet au ministère public, avec l’accord de la personne en danger, de demander au juge aux affaires familiales une ordonnance provisoire de protection immédiate. Le juge doit la délivrer dans un délai maximal de vingt‑quatre heures s’il estime, sur la base des seuls éléments joints à la requête, qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission des faits de violence et le danger grave et immédiat pour la victime ou les enfants. Cette ordonnance prend fin à compter de la décision statuant sur la demande d’ordonnance de protection ou au plus tard dans un délai de six jours.
Sanctions en cas de non‑respect
L’article 2 crée une nouvelle infraction dans le code pénal, insérée après l’article 227‑4‑2. Le fait de ne pas se conformer aux obligations ou interdictions imposées par l’ordonnance provisoire de protection immédiate est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Cette peine vient en remplacement de la sanction actuelle de deux ans et 15 000 euros pour le non‑respect d’une ordonnance de protection classique, et prévoit de donner « pleine effectivité » au nouveau dispositif. La géolocalisation de l’auteur peut être mise en œuvre en application de l’article 230‑32 du code de procédure pénale.
Étendue territoriale
L’article 3 étend l’application de la loi aux collectivités d’outre‑mer (Nouvelle‑Calédonie, Polynésie française, îles Wallis et Futuna). La disposition relative à la durée allongée de l’ordonnance de protection s’applique également en Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna.